Teikiatsu - Asile

Teikiatsu, une alternative pour les fous...
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 Dyan Nostrada

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Dyan Nostrada
Directeur / Admin


Nombre de messages: 220
Date d'inscription: 15/12/2005

MessageSujet: Dyan Nostrada   Ven 16 Déc à 21:25

Nom : Nostrada
Prénom : Dyan (prononcé Diane)
Surnom : /
Age : 24
Origines : Japonais de par ses parents, il a vécu en France

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Apparence physique :
Commençons par l’allure en général. Dyan possède une carrure assez imposante, disons bien masculine. Pour commencer, il est grand, sa taille excédant les 1m85. Il a les épaules carrés, , le corps musclé (sans entrer dans la caricature du tas de muscle ^^ Disons qu’il est finement musclé) et la taille plutôt mince.
Et pourtant, se dégage de lui une certaine fragilité, que nul ne saurait expliquer.
Il possède des poignets délicats, se prolongeant en de longues mains aux doigts fins et extrêmement habiles.

Passons maintenant à son visage. De forme plutôt triangulaire, avec des traits fins et d’une grande douceur, on peut dire que Dyan a un visage androgyne.
En plein milieu de ce dernier, un nez droit, un brin pointu peut être. De chaque côté de celui-ci, de grands yeux surmontés par de longs cils qui n’enlèvent rien à son androgynie. Nul ne connaît l’exacte couleur des yeux de notre directeur, puisque celui-ci s’entête, dans sa folie du violet, à porter des lentilles de couleur. Et pour finir avec ce visage, une bouche délicate, joliment dessinée, qui s’étire souvent d’un air rêveur.
Pour terminer le portrait de notre directeur, une longue chevelure d’un majestueux noir corbeau dégouline autour de son facial. Dyan aime particulièrement qu’on prenne soin de ses cheveux, et il peut passer des heures à les coiffer s’il le faut…

Style vestimentaire : Traditionnel, il aime porter des kimonos divers même lorsqu’il travaille –fier de ses origines le petit. Lorsqu’il faut un peu plus se fondre dans le moule, il met généralement des chemises et des pantalons simples

Signe particulier : Une cicatrice traverse son œil droit, avec lequel il voit moins net que le gauche. Sinon il a dans son dos un tatouage noire représentant un aigle qui deploie ses ailes (le tatouage prend tout le dos)

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Caractère :
Que dire que dire de notre petit directeur. Bien qu’il soit officiellement guéri de ses crises, on retrouve chez Dyan plusieurs traces qui laissent croire que la folie ne l’a pas tout a fait quitté. Déjà, il n’apprécie vraiment pas qu’on le touche, surtout au visage, même s’il ne fait plus d’hystérie comme dans sa jeunesse.
Ensuite, il a des obsessions étranges et des passions peu communes. Il aime (enfin là on ne parle plus d’aimer,c’est limite de la vénération) la couleur violette sans que personne ne sache réellement pourquoi. Idem pour les plantes, il les adore, et il n’est pas rare qu’il s’arrête devant un bosquet pour lui tenir la conversation.
Mis à part ces quelques particularités, le trait de caractère qui ressort le plus chez notre bien aimé directeur (jetaaaage de fleur ^^) est sans doute sa faculté à partir dans le monde des rêves aux moments les moins adéquats. Il est toujours très distrait, et il n’est pas rare de le voir quitter notre Blue Planet *rhaaaaa prof d’anglais de mes deux* en plein milieux d’une conversation. Ca n’est tout de même pas pour rien que Edward le seconde quasi toujours lors des inscriptions…
Sinon, il est d’une grande douceur dans sa façon d’être et d’agir, et on lit en lui une certaine gentillesse.
Peu communicatif, on ne peut même pas dire qu’il refuse de se dévoiler aux autres mais…il oublie. Il croit avoir dit des choses qui sont restées en réalité à l’état de pensée.
Dyan a parfois des accès étranges de gaminerie. Euphorique, il rit pour un rien, s’emporte facilement, et aime à laisser éclater sa bonne humeur. A l’inverse, s’il est triste, il vous le fera savoir, et ses déprimes sont parfois assez excessives. Oui, il est un peu borderline ^^
Très affectif, il aime le contact avec les gens, et Ed doit de temps à autre le…surveiller, car pour un peu il irait embrasser ses élèves…
Sinon il faut savoir qu'il déteste parler de son passé, et personne n'est d'ailleurs au courant de sa vie avant qu'il ne se fasse interner.
Il se crispe, angoisse, et peut devenir violent dés qu'on devient trop intime avec lui..

Aime : Les plantes, ou plutôt, la végétation en général. Sans doute la seule chose non-violette pour laquelle il se passionne autant. Du reste tout ce qui touche au violet, donc le raisin, les prunes,…etc Il se passionne également pour tout ce qui touche au Japon : calligraphie, sabres, langue japonaise..etc. Outre les choses violettes, du point de vue culinaire, il raffole des pâtisseries et sucreries, et il aime se boire un petit thé de temps à autre.
Pour finir, il aime à jouer du piano pour se détendre lorsqu’il a un peu de temps libre.
Aime pas : Même s’il est officiellement « guéri », il n’aime toujours pas spécialement qu’on le touche, en particulier le visage. Il n’aime pas le tabac, il trouve que ça empeste, ni l’alcool –parce qu’il ne le tient pas, et ça le frustre.
Talents : Parait-il que notre directeur aurait une jolie voix fluette pour chanter. Outre ceci, il a la main verte, et joue avec talent du piano

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Famille : Il ne se rappelle plus de ses géniteurs. Il n’a plus aucune nouvelle de son « père adoptif »
Amis : Edward
Amours : Dur à dire avec un mec qui aime tout et tout le monde ^^

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Poste: Directeur
Profession exercée auparavant : Aucune
Diplômes? Qualification? : Aucun

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Histoire :

Les premières années de notre petit directeur furent certainement les seules années équilibrées de sa triste vie…
A sa naissance, il n’avait pas de père. Sa mère était une prostituée japonaise, qui travaillait en France, et le géniteur de Dyan n’était autre qu’un de ses clients. Jusqu’à ses 5 ans, la jeune femme essaya d’élever son fils de la manière la plus correcte qu’il soit, avec le strict minimum. Mais elle n’était jamais avec lui, ne partageait rien avec lui, et tous ceux qui avaient connaissance de l’existence du jeune enfant se demandaient pourquoi elle ne l’avait pas encore abandonné….
La raison ne tarda pas à venir.
Lorsqu’il atteignit ses 5 ans, la jeune femme vendit son garçon à son souteneur contre sa propre liberté.
Sans explication, Dyan dut alors rejoindre le repaire du maquereau. Il partageait le dortoir avec 13 autres garçons, tous de son age plus ou moins. L’homme, du nom de Mark, leur expliqua qu’il serait tous dorénavant « frères », et qu’il serait en quelque sorte leur nouveau père. Jusqu’à l’age de 12 ans, les 14 garçons restèrent donc sous domination de cet homme. Il les logeait et les nourrissait, et en échange, les enfants volaient pour lui.

Mais lorsqu’ils eurent atteint l’age nécessaire, Mark les prostitua. Les jeunots qui étaient tous redevables à cet homme, ne bronchèrent même pas, obéissant sagement.
C’est ainsi que Dyan devint un gigolo…
Les premières années se passèrent plutôt bien –du moins, aussi bien que cela puisse l’être pour un tel métier.
Mais alors que le jeune homme allait sur ses 16 ans, il tomba sur un client assez extravagant, pour ne pas dire complètement fou. Animé d’un sadisme dément, il s’amusa tout d’abord à torturer le jeune gigolo, pour ensuite marquer son corps de divers plaie –dont une à l’œil droit- sur tout le corps, et finit en assouvissant ses besoins sexuels de façon plutôt violente sur Dyan, le menant jusqu’à l’inconscience.
Lorsqu’il se réveilla, il était allongé dans une ruelle, dans un état lamentable, baignant dans son propre sang, les vêtements déchirés. Il eut un mal fou à se remettre sur pied.
D’un pas trainnant, rampant presque sur le pavé, il se réfugia dans l’endroit le plus sur qu’il connaisse : un vieil hangar où plus personne ne se rendait. Il se terra dans une vieille voiture à l’abandon, et sombra à nouveau dans le néant.
Il resta deux jours complets entre sommeil et éveil, mais le 3eme jours, il fut réveillé par une envie pressante de boire.
Il se traina du mieux qu’il put jusqu’à la fontaine du parc voisin. Là, trop faible, pour retourner à la voiture, il s’endormit, étendu sur l’herbe.
Il fut réveillé quelques heures plus tard, une vieille dame ayant signalé un jeune homme étrange et puant, à moitié dévêtu, aussi pâle que la mort, aussi maigre qu’un squelette. La police se rendit donc sur les lieux, et amena Dyan dans un hôpital. Le jeune homme fut lavé, et on le mit sous perfusion, pour le réhydrater et le nourrir. Il était alors, toujours dans un semi-comat. On tenta de lui soigner sa blessure à l’œil, mais en 3 jours elle avait eut le temps de s’infecter, et une vilaine cicatrice resta.
Lorsqu’il reprit finalement connaissance, il fut surpris de se retrouver à l’hôpital. Les dernières images de l’espece de fou dans la ruelle lui revinrent en mémoire, et il laissa échapper un cri plaintif, qui alerta l’infirmière de service. Celle-ci s’approcha de lui pour essayer de le calmer, mais lorsqu’elle posa ses mains sur Dyan, le jeune homme commença à hurler, crier, se débattre, mordre l’infirmière. Il en vint finalement à serrer ses doigts sur le cou de la jeune femme, tentant de l’étrangler.
Alerté par le boucan, le médecin accourut, et intervint avant que Dyan ne fasse plus de dégats. A deux, ils finirent par arriver à lui administrer un somnifère pour le calmer.

Lorsqu’il se réveilla, il était à nouveau dans un endroit inconnu. Le lit semblait toujours être celui d’un hopital, mais il était dans une pièce entourée de baies vitrées.
Il chercha des yeux une infirmiere ou un medecin, mais, ne voyant personne, il se recoucha. Une horrible douleur vrillait dans son crâne et au niveau de son œil droit. Doucement, il passa ses doigts sur sa paupière, et y senti divers étranges aspérités. Qu’était-il arrivé à son œil ?
D’un geste angoissé, il repoussa les couvertures, et courrut presque jusque devant une baie vitrée, pour essayer de distinguer dans son reflet imprécis ce que son œil avait put subir. Il vit alors une longue cicatrice légèrement boursouflée partir de son sourcil et descendre sur le haut de sa joue. La scène de l’homme lui entaillant le visage lui revint alors à l’esprit, et une nouvelle fois, il sentit ses genoux flancher, et il s’étala à terre en gémissant. Mais cette fois-ci, personne ne vint.

Lorsque quelqu’un entra finalement dans le local où avait été enfermé Dyan, le jeune homme s’était calmé.
L’homme passa à côté de lui, sans le toucher, et vint s’asseoir une chaise. Le jeune japonais releva la tête vers lui, et se redressa lentement, avant de retourner dans son lit.

« qui êtes vous ? »

demanda-t-il alors en se pelotonnant sous ses draps.
L’homme lui adressa un sourire qu’il voulait amical mais qui sonnait affreusement faux.

« Je suis….enfin je suis venu pour t’aider » répondit le psychologue, omettant volontairement de mentionner sa profession. Il débouchonna son stylo, et croisa les jambes, appuyant son bloc note sur son genoux, prêt à prendre note.

« Alors Dyan… c’est ça ? Tu n’as plus mal »

Pour toute réponse, le jeune homme secoua la tête, avant d’ajouter

« Juste à la tête. »

S’en suivit un léger silence durant lequel on put entendre le bruit du stylo grattant sur le papier.

« C’est sans doute les médicament qu’on t’a administré…alors Dyan, dis moi, que s’est-il passé pour que tu sois…dans pareil état ? »

Derrières les carreaux de verre, les yeux du psychologue se levèrent vers le patient, qui de son côté préféra baisser le regard.

« Je ne sais plus »

mentit-il, tandis qu’un flot de souvenir lui revenait en tête. Les scènes de violences de son client lui revenait en tête, en boucle, c’était tout bonnement insupportable. Sa peau fut secouée d’un violent frisson en revoyant ces images atroces.
L’homme en face de lui hocha doucement la tête, l’air contrarié, prenant note une fois de plus.

« J’aurai une dernière question Dyan »

dit-il finalement, croisant ses doigts entre eux, un air grave s’installant sur son visage comme s’il allait lui annoncer l’évènement le plus important que la Terre n’ait jamais connu.

« Pourquoi as-tu tenté d’étranger l’infirmière ? »

Pourquoi ?Excellente question ça…pourquoi ?

« Je n’en sais rien.. »

bafouilla-t-il confus. Et c’était pourtant la stricte vérité : il n’en savait rien, rien du tout. Il avait senti une soudaine irrépréssible envie de tordre le cou tendre de cette infirmière, voilà tout.
Une nouvelle fois, le psy hocha la tête, l’air de dire « ce n’est pas grave on verra plus tard ». Il termina de prendre ses notes, avant de se relever, saluant le jeune homme d’un bref signe de tête.

« nous nous reverrons surement. Tu vas encore resté ici le temps de te rétablir. Ensuite nous.. hum…nous t’emmenerons ailleurs »

Suite à cet entretien, Dyan dut rester encore 1 mois à l’hopital pour se rétablir. Il avait retrouvé un comportement normal. « Normal ». En effet, le jeune homme était d’une humeur excessivement joyeuse, toujours à rire, sourire, plaisanter, un vrai gamin. Mais de façon assez soudaine et inattendue, quelque chose venait lui rappeler son douloureux passer, et il commençait à pleurer, à crier, à gémir, à demander à mourir. Et si quelqu’un avait le malheur de poser ne serait-ce qu’un doigt sur lui pour le consoler, il devenait violent, frappait, hurlait à la mort, mordait, griffait… Le psychologue revint le voir 4 fois dans le mois, mais il obtint toujours les mêmes réponses…

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Dyan Nostrada
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MessageSujet: Re: Dyan Nostrada   Lun 19 Déc à 2:41

Le mois passé, le medecin en charge de Dyan, quelques infirmières, le psychologue, un homme inconnu au jeune homme et plusieurs hommes de main vinrent lui annoncer son déménagement. On lui expliqua brièvement qu’il allait être transferré dans un « centre », et comme le voyage serait long, il fallait lui administrer un somnifère.
Une nouvelle fois, ils durent s’y prendre à plusieurs pour lui injecter le produit, tant le garçon se débattait.

La première chose qu’il sentit lorsqu’il se réveilla, c’était qu’il ne pouvait plus bouger les bras. Ceux-ci semblaient scotchés à ses cotes. Paniqué, il commença à se débattre, jusqu’à finalement tombé de l’endroit où il avait été allongé. Il se calma alors, optant pour l’autre solution : appel au seccours. Il se mit alors à crier, jusqu’à ce que plusieurs personnes n’accourent jusqu’à sa cellule. Car il s’agissait bien là d’une cellule. Pas de fenêtre, unique moyen de sortie : une porte blindée naturellement verouillée.
Parmi les nouveaux arrivants, il y avait deux hommes et trois infirmières. Le premier des deux hommes était excessivement grand, avec une forte carrure, des cheveux noirs coupés très courts, et une longue blouse blanche, un calepin en main, un stylo coincé dans la poche de son uniforme. Le second était plus petit, les cheveux noirs, assez longs, et un monocle à l’œil droit. Bien qu’il ait un côté très féminin, Dyan ne douta pas qu’il fut un homme. Lui aussi portait une blouse blanche. C’était la première rencontre d’Edward Mewan et Dyan Nostrada.
Il apprit un peu plus tard que le plus agé des deux s’appelait Olivier Dufresne, qu’il était docteur ici, et qu’il était chargé de suivre Dyan avec toute son équipe. Le plus jeune s’appelait donc Edward, et était aide soignant en stage.
On lui expliqua également qu’il était ici dans un centre pour jeune à problème –pour ne pas employer le mot asile.

Olivier commença par lui poser une multitude de questions que Dyan trouvait plus idiotes les unes que les autres. Mais il répondit docilement, songeant que c’était sans doute la seule manière de sortir d’ici. Lorsque finalement le médecin tenta de le toucher, il entra dans une nouvelle crise d’hystérie, hurlant des « non » desespérés à qui voudrait l’entendre.
Immediatement, les 3 infirmières, l’aide soignant et le medecin se jetèrent sur lui pour le maitriser et lui administrer un nouveau calmant. Ils n’eurent pas grand mal à l’immobiliser avec sa camisole..

Lorsqu’il se réveilla, il était seul dans sa cellule. Silencieusement, il commença alors à pleurer, comprenant le sort qu’on lui réservait. Lorsqu’Olivier revint avec Edward le voir un peu plus tard, il refusa de parler, restant prostré dans son coin. Il ne voulait pas être une bête de laboratoire qu’on étudie.
Il refusa de se nourrir pendant plusieurs jours, et lorsque Olivier, toujours accompagné d’Edward venait le voir, il l’ignorait.
Il recevait de nombreuses piqures par jour, soit pour l’endormir, soit pour lui injecter les éléments nécessaires à sa survie, puisqu’il refusait de manger.

Après une semaine de « bouderie », il consentit finalement à parler. Il demanda à Olivier pourquoi il devait porter cette camisole, et on lui expliqua que c’était pour qu’il évite de se faire mal lui-même. Il demanda ensuite combien de temps il allait devoir ici, et Olivier lui répondit que ça dépendait de son comportement et de ses progrès.
Quels progrès ? Le jeune homme semblait toujours aussi hystérique dés qu’on essayait de le toucher, et ce malgré les nombreux calmants qu’il recevait chaque jour.
Si Olivier, lui, observait un comportement tout à fait professionnel de A à Z, Edward semblait de son côté plus… « humain ». Dyan pouvait lire dans son regard une sorte de pitié et de compassion qui lui réchauffait le cœur. C’était sans doute la seule personne qui le voyait autrement que comme un cobbaye ou un vulgaire fou. Peut être était-ce du au fait qu’il ne soit qu’apprenti ? Avec le temps, on devait se blaser contre ce genre de sentiment…
Quoiqu’il en soit, nombre de fois l’apprenti vint lui rendre visite pour discuter. Il ne s’amusait pas à le toucher simplement pour voir sa réaction, comme le faisait Olivier. Il ne lui administrer pas non plus de piqures à chaque visite. S’il le faisait, Dyan le savait, c’était sur ordre d’Olivier. Car le médecin, ayant compris l’espece de confiance qui s’était installée entre le fou et l’apprenti, utilisait à souhait Edward pour arriver à ses fins.

Cet espece de calvaire dura jusqu’aux 21 ans de Dyan. Les crises du jeune homme semblaient s’être calmées, au prix de nombreux médicaments (12 cachets par jour ?) et on l’autorisa finalement à sortir du centre. A plusieurs conditions. Déjà, Dyan avait formelle interdiction de travailler pendant 2 ans, et il devait minimiser les sorties en société, préconiser au contraire la solitude et le calme.
Et l’autre condition, c’était qu’un membre du centre vienne régulièrement à domicile, controller ses progrès, et veiller à son « bon comportement ».
Durant 2 ans, Edward passa donc le plus clair de son temps à l’appartement de dyan, qui retrouvait peu à peu son caractère d’antan : à savoir, excessivité de bonne humeur, d’énergie, d’enfantillage et tout le reste. Ses besoins étaient entretenus par le centre puisqu’il n’avait pas le droit de bosser.

Les deux ans arrivant à terme, il fallut songer à trouver un emploi. Seul problème : ayant été interné à 16 ans, et n’ayant jamais été à l’école, Dyan n’avait aucun diplôme. S’il savait lire, écrire, et plus ou moins compter, c’était les restes de ce que lui avait apris son père, et ça n’était pas bien brillant.
Mais une autre idée germa dans l’esprit du jeune homme. Une école de fou. Une alternative à l’asile, parce qu’il trouvait que personne ne méritait ce qu’il avait subi, et que personne ne comprenait mieux les fous sur lui.
Et il proposa sa charmante idée à Edward, une bonne excuse pour le garder auprès de lui puisque leur contrat était terminé ^^’’.
C’est ainsi que, 6 mois plus tard, Teikiatsu ouvrait ses portes aux jeunes à difficultés pour leur éviter l’asile…

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